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Berlioz chez Shakespeare

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Roméo et Juliette, symphonie dramatique op. 17

Vendredi 29 avril - Halle aux Grains (20h)

Figure prééminente du romantisme musical français, Hector Berlioz occupe depuis toujours une place de choix dans le répertoire de l'Orchestre. Dans le cœur de Tugan Sokhiev aussi. Après la Symphonie Fantastique, La Damnation de Faust, le Requiem, le directeur musical aborde un autre chef-d'œuvre berliozien : Roméo et Juliette. Shakespeare fut un irremplaçable ferment dans l'épanouissement de bien des compositeurs romantiques et le Français n'échappa pas à la fascination envers le dramaturge anglais. « Quel sujet ! Comme tout y est dessiné pour la musique ! », s'exclamait Berlioz à propos de Roméo et Juliette.

A partir d'un texte élaboré par Emile Deschamps, il se mit au travail et donna jour à une partition de nature assez insolite qu'il qualifia «symphonie dramatique avec chœurs, solos de chant et prologue en récitatif choral ». Le 24 novembre 1839 à Paris, l'auteur en personne prit la baguette et dirigea une création dont le succès vint compenser l'échec cuisant de Benvenuto Cellini l'année précédente. Succès tel que l'Opus 17 fut redonné deux fois dans la quinzaine qui suivit.

Berlioz s'appuie certes sur le texte de Deschamps et signe des airs et des chœurs admirables, mais sait aussi, lorsqu'il en éprouve la nécessité (dans la Scène d'amour par exemple), laisser la parole à la seule « langue instrumentale ». « Langue plus riche, plus variée, moins arrêtée, et, par son vague même, incomparablement plus puissante en pareil cas », écrivait-il.

Avec la mezzo québécoise Julie Boulianne, le ténor Loïc Felix et la basse Patrick Bolleire, des solistes rompue au répertoire français se tiennent au côté de Tugan Sokhiev, tout comme le fidèle Chœur Orfeón Donostiarra dont la présence offre un gage supplémentaire de soirée berliozienne d'exception, toute de couleur, de poésie et de passion.

« Berlioz a fondé un univers, comme Shakespeare l'avait fait avant lui », disait Sir Colin Davis. Roméo et Juliette ou la preuve par l'exemple !

 

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