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Berlioz

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Requiem de Berlioz

Entre démesure et recueillement

Requiem de Berlioz

Jeudi 5 février - Halle aux Grains (20h)

 

Composition de circonstance et chef-d'œuvre du romantisme musical français que le Requiem d'Hector Berlioz. C'est en effet en réponse à une commande du ministre de l'Intérieur que l'auteur de la Symphonie Fantastique se lança dans l'élaboration de sa partition. Originellement destinée a être interprétée en mémoire du maréchal Mortier, disparu dans un attentat en 1835, elle fut finalement jouée pour la première fois le 5 décembre 1837, sous la direction de Habeneck, à la mémoire du comte de Danrémont, tombé lors de la prise de Constantine.

Ces détails historiques importent finalement peu par rapport à la richesse d'une partition à ranger parmi les plus célèbres Messes des morts de l'histoire musicale. On comprend l'attachement de Berlioz à une réalisation dans laquelle sa maîtrise de l'orchestre et du chœur, son sens des timbres instrumentaux et de l'architecture sonore atteignent un sommet. « Un sentiment d'humilité profonde domine le Requiem de Berlioz, écrit le musicologue David Cairns. Toujours ainsi que dans le Te Deum, c'est le contraste entre la faiblesse, la vulnérabilité de l'homme coupable et la grandeur terrifiante de Dieu qui l'obsède, l'une opposée systématiquement à l'autre. »

De cette vision résulte un ouvrage extrêmement contrasté, éloigné de l'idée univoquement tonitruante que l'on se fait parfois, à tort, du Requiem. Il requiert certes des effectifs d'une ampleur peu ordinaire, mais dans le but tirer le meilleur parti expressif et dramatique de l'opposition entre de saisissants moments de fracas et des épisodes tout de douceur et de recueillement.

Avec le concours du Chœur Orfeón Donostiarra et du ténor Bryan Hymel dans le merveilleux Sanctus, Tugan Sokhiev aura toute latitude pour sculpter la masse sonore et donner tout son sens à la confidence de Berlioz : « Si j'étais menacé de voir brûler mon œuvre entière moins une partition, c'est pour la Messe des morts que je demanderais grâce. »

Evénement aussi pour l'Orchestre que ce Requiem car, au lendemain du concert toulousain, il lui offre la première occasion de se produire dans la Grande Salle de la Philharmonie de Paris inaugurée mi-janvier.

 

 

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