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Colin Currie

Colin Currie

Colin Currie

Les percussions à l'honneur

Vendredi 19 décembre - Halle aux Grains (20h)

 

Il y a un peu plus de vingt ans, James McMillan (né en 1959), jeune compositeur à l'orée de sa carrière, avait beaucoup marqué les esprits avec Veni, Veni, Emmanuel, son 1er Concerto pour percussions. La partition s'est très vite imposée parmi les œuvres les plus populaires du genre, démontrant l'étonnant potentiel expressif de ces instruments et le parti que le compositeur écossais est capable d'en tirer. Fort d'une telle réussite, McMillan ne pouvait en rester là et s'est lancé l'an dernier dans la composition d'un Concerto n° 2 dont la création mondiale a eu lieu le 7 novembre 2014 à Utrecht, avec l'Orchestre Philharmonique de la Radio Néerlandaise dirigé par James Gaffigan.

A la différence du Concerto n° 1, écrit pour orchestre de chambre, le Concerto n° 2 que l'on s'apprête à découvrir en création française, est conçu pour un effectif bien plus vaste. La partie d'orchestre fait appel à deux percussionnistes, ce qui autorise des échanges pleins de relief avec le soliste, des effets sonores très dépaysants pour l'oreille.

Avec l'Ecossais Colin Currie, l'un des plus grands percussionnistes qui soient, on retrouve le soliste de la création mondiale pour cette première française. Son jeu est « une combinaison de précision et de sensibilité qui engendre une vraie émotion », dit le compositeur d'un musicien étonnant qu'il a attentivement observé et avec lequel il a beaucoup dialogué avant d'élaborer son Concerto n° 2. Colin Currie aura même suggéré à McMillan d'utiliser une percussion d'invention assez récente, l'aluphone, qui combine les sonorités du métallophone et des cloches. Avec un tel soliste au côté de Tugan Sokhiev, rythmes et couleurs promettent de se déployer avec une contagieuse énergie !

Œuvre de jeunesse, toute gorgée de sève romantique, la Passacaille, op.1 (1908) d'Anton Webern introduit le concert. Cette réalisation saluée par Schoenberg marque le véritable commencement de la carrière du compositeur autrichien. C'est en revanche une œuvre très tardive de Prokofiev qui occupe la seconde partie de soirée : la Symphonie n° 7 (1952). Un an avant sa mort, le maître russe refermait son corpus symphonique avec une partition dont la richesse mélodique, la transparence et les coloris subtils séduisent immanquablement. 

 

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photo © Marco Borggreve