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Elisabeth Leonskaja

Elisabeth Leonskaja

Elisabeth Leonskaja

Poésie et Feu

Jeudi 19 Septembre – Halle aux Grains (20 h)

 

En mettant le point final à son Concerto n° 2 durant l'été 1881 dans le calme de Pressbaum, un village proche de Vienne, Johannes Brahms livrait son dernier ouvrage concertant pour piano. Deux opus seulement à son actif en la matière? Ils suffisent amplement à le ranger parmi les plus importants auteurs du répertoire concertant. C'est à son « cher ami et professeur Eduard Marxsen » que le musicien dédia une partition dont il devait lui-même assurer la création à la Redoutensaal de Budapest, le 9 novembre 1881. Un fait qui, compte tenu de l'ampleur (4 mouvements) et de l'exigence technique du Concerto n° 2, démontre à quel magnifique pianiste on avait affaire avec Brahms. Fidèle à la leçon de Marxsen, maître admiré, le compositeur est toutefois resté étranger à l'effet virtuose cher à un certain piano romantique. Concentré sur l'équilibre de l'architecture et la cohérence de l'organisation thématique, le Concerto n° 2 op. 83 invite l'auditeur à un moment unique de la littérature musicale ; une plongée dans un océan de poésie et de feu dominé. Datée de 1877, la Symphonie n° 2 marque pour sa part une étape singulière et attachante dans un corpus fort de quatre ouvrages. La « Pastorale » de Brahms, a-t-on dit parfois de l'Opus 73. Eloigné des orages et des tensions que l'on peut trouver dans les autres symphonies de l'Allemand, il présente en effet une luminosité et une sérénité qui font exception au cœur d'un XIXe siècle prompt au drame.

 

Complicité brahmsienne

Donné cette année en partenariat avec le festival Piano aux Jacobins, le concert inaugural de la saison constitue comme toujours un moment privilégié, ce d'autant qu'une profonde complicité musicale unit Elisabeth Leonskaja et Tugan Sokhiev. La pianiste était déjà partenaire de l'Orchestre la saison dernière à l'occasion de sa tournée européenne. « J'entretiens une relation musicale très forte avec Elisabeth Leonskaja, confie Tugan Sokhiev. C'est une très grande pianiste, de la grande époque, qui apporte quelque chose de très particulier dans le répertoire romantique ». Le supplément d'âme que cette Grande Dame du clavier apporte aux partitions trouvera tout particulièrement à s'exprimer dans le Concerto n° 2 de Brahms. Depuis ses débuts, Elisabeth Leonskaja voue un véritable culte aux deux Concertos du musicien allemand, dont elle a d'ailleurs signé l'une des plus belles versions de la discographie. Avec quelle impatience attend-on de l'entendre se plonger dans l'océan de musique qu'est l'Opus 83, pour en réinventer l'envoûtante beauté !

 

 

 

 

photo © Julia Wesely