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Emmanuel Pahud

Emmanuel Pahud

Emmanuel Pahud

 

À la source de l'école de flûte française

 

Vendredi 15 janvier - Halle aux Grains (20h)

Flûtiste hors du commun, ancien élève d'Aurèle Nicolet et de Peter-Lukas Graf entre autres, Emmanuel Pahud s'est très tôt imposé comme le véritable successeur de Jean-Pierre Rampal. Parallèlement à une active carrière internationale, le Franco-Suisse occupe – et ce depuis l'âge de … 22 ans ! – le poste de flûte solo de l'Orchestre Philharmonique de Berlin. A une sensibilité et une technique exceptionnelles, il ajoute une profonde curiosité qui le conduit à défendre la création contemporaine mais aussi à explorer des aspects oubliés du répertoire de son instrument et l'on ne s'étonne pas à le retrouver dans le 7ème Concerto en mi mineur de François Devienne (1759-1803).

Si le nom de cet auteur demeure relativement peu connu du grand public, il parle en revanche au cœur et à la mémoire de tous les flûtistes. Outre ses qualités de compositeur, Devienne fut en effet un acteur central de la vie musicale française. Durant la période révolutionnaire, il contribua à la fondation en août 1795 du Conservatoire de Paris, où il devint professeur de flûte. Autant dire que l'on remonte à la source même de l'école de flûte française avec un créateur qui lègue une abondante production au sein de laquelle les vents se taillent la part du lion, nul ne s'en étonne. Parmi les 12 concertos pour flûte et orchestre de Devienne, le 7ème naquit vers 1787-1788.

En trois mouvements (Allegro, Adagio, Rondo-Allegretto poco moderato), il mêle élégance et pureté de ligne à une belle ardeur. On fait toute confiance à Emmanuel Pahud et Giovanni Antonini pour en traduire la force de séduction, comme c'était déjà le cas dans l'enregistrement de référence qu'ils en ont offert avec l'Orchestre de chambre de Bâle (1)

Complément tout trouvé au 7ème Concerto de Devienne et à la Symphonie n° 31 « Paris » de Mozart, l'Andante en ut majeur KV 315, vraisemblablement écrit à Paris en 1778, introduit une tendre et rêveuse respiration dans la première partie, de couleur très française, d'une soirée que referme la 6ème Symphonie « Pastorale » de Beethoven.

 

(1) « Revolution » -1 CD Warner Classics comprenant par ailleurs des œuvres de Gianella, Gluck et Pleyel

 

 

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photos : Emmanuel Pahud © Josef Fischnaller licensed to EMI Classics