Saison 2016-2017

Abonnements

Découvrez le programme de la saison 2016 / 2017 et abonnez-vous dès aujourd'hui

Plus d'informations
Blog

suivez les tournées de l'Orchestre

L'Orchestre National du Capitole continue à sillonner le monde : des étapes que nous vous faisons partager grâce à notre blog.

Plus d'informations
« Retour

Gautier Capuçon

Gautier Capuçon

TUGAN SOKHIEV - GAUTIER CAPUÇON

 

Couleurs du XXe siècle 

Jeudi 19 mai - Halle aux Grains (20h)

Le concert que s'apprête à diriger Tugan Sokhiev fait de bout en bout figure d'hymne à la couleur orchestrale, à la puissance expressive des timbres instrumentaux. 1905 : première dans la chronologie du programme, La Mer de Debussy ne laisse de fasciner par son souffle panthéiste. Comme dans le domaine pianistique à la même époque, l'art du Français parvient a un total épanouissement avec une composition qui illustre idéalement les convictions profondes de celui qui affirmait : « La musique est un art libre, jaillissant, un art de plein air, un art à la mesure des éléments, du vent, du ciel et de la mer ! »

Mais la liberté, chez Debussy, va toujours de pair avec une formidable science des sons et La Mer se range sans hésitation parmi les partitions fondatrices du XXe siècle musical. A côté de ce chef-d'œuvre absolu, on est heureux d'entendre une pièce splendide et rare en concert : Les Offrandes oubliées d'Olivier Messiaen. Datée de 1930-1931, cette « méditation symphonique » constitue la première réalisation orchestrale de l'artiste. Il n'a alors que 22 ans et, d'emblée, deux éléments clefs de son univers s'expriment : la foi et un profond attachement à la couleur.

Si Tout un monde lointain s'inscrit dans la pleine maturité de son auteur, on a à nouveau affaire à une réalisation de jeunesse s'agissant de L'Oiseau de feu dont Tugan Sokhiev dirige la célèbre 2ème Suite. En 1910, à 28 ans, Igor Stravinski remporta son premier succès aux Ballets Russes avec ce ballet né d'une commande de Diaghilev. Il n'est plus nécessaire de souligner l'imagination sonore qui s'y exprime, dans le registre le plus poétique comme le plus rutilant. De la musique russe pour conclure un programme français ? Rien de plus logique quand l'on se souvient de l'influence profonde qu'Igor Stravinski exerça sur la scène musicale parisienne. 

Gautier Capuçon joue Tout un monde lointain de Dutilleux

Avec Tout un monde lointain d'Henri Dutilleux (1916-2013), Gautier Capuçon retrouve une partition dont il a déjà été le soliste avec l'Orchestre, en novembre 2010 sous la direction d'Ilan Volkov. Elle est particulièrement chère au violoncelliste français, qui a eu le privilège de recevoir les conseils du compositeur à son sujet. En pleine « année Dutilleux », le choix de l'ouvrage dont Mstislav Rostropovitch (son dédicataire) avait assuré la création le 25 juillet 1970 au Festival d'Aix-en-Provence, avec l'Orchestre de Paris dirigé par Serge Baudo, permet de reprendre toute la mesure d'une réalisation que Maurice Fleuret qualifia de « généreuse et sublime » au lendemain de sa triomphale création aixoise (elle fut bissée !).

Tout un monde lointain : sous un titre emprunté à Charles Baudelaire, Henri Dutilleux enchaîne cinq sections (EnigmeRegardHoulesMiroirsHymne) et, de son propre aveu, « pense au violoncelle en tant que « personnage » ». Aucune « illustration ou transposition musicale de Baudelaire, précise toutefois l'auteur, mais seulement des feux allumés en lui par l'étincelle baudelairienne. » Fabuleuse et fascinante rencontre entre deux magiciens, celui des mots et celui des sons, que Tout un monde lointain : une invitation au rêve nous attend avec Gautier Capuçon et Tugan Sokhiev.

 

plus de détails sur ce concert

 

 

 

photo : Gautier Capuçon © Gregory Batardon