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Hartmut Haenchen

Hartmut Haenchen

Hartmut Haenchen
 

Un programme rare

 

Vendredi 19 février - Halle aux Grains (20h)

Intensité du geste, attention permanente aux chanteurs : la baguette d'Harmut Haenchen dans Tannhaüser au Théâtre du Capitole en juin 2012 a laissé de grands souvenirs. Le maestro allemand est de retour à Toulouse pour ce qui constituera son premier concert symphonique à la tête de l'Orchestre. Dans un programme pour le moins original : il n'est pas en effet tous les jours donné d'entendre le Mémorial pour Lidice de Bohuslav Martinu (1890-1959), le Concerto funebre de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963),ou la Symphonie alpestre de Richard Strauss, partition à l'effectif particulièrement imposant.

Elaborée en 1943 en mémoire de la destruction par les nazis du village tchèque de Lidice en juin 1942, la brève pièce de Martinu frappe par sa densité et sa noirceur et offre un prélude tout trouvé au Concerto funebre. En 1939, pendant les premières semaines la seconde guerre mondiale, Hartmann donna naissance à cette composition (en quatre mouvements, pour violon et orchestre à cordes), d'un lyrisme aussi émouvant que chargé de sombres pressentiments. Il y revint en 1959, parachevant l'une des réalisations qui ont le plus fait pour sa réputation. On la découvre sous l'archet d'une des plus actives violonistes européennes d'aujourd'hui, la Néerlandaise Isabelle van Keulen.

Après la folie des hommes, la nature reprend ses droits, dans toute sa beauté et sa force, avec la Symphonie alpestre que Richard Strauss écrivit entre 1911 et 1915. Inspirée par les paysages des Alpes bavaroises, cette œuvre inclassable traduit un exceptionnel sens de la couleur et de l'image que la direction d'Hartmut Haenchen promet en mettre en relief. Et puis… ce n'est pas souvent que la machine à vent se fait entendre dans l'orchestre !

 

 

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photo : Hartmut Haenchen © Riccardo Musacchio