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Jean-Frédéric Neuburger

Jean-Frédéric Neuburger

Jean-Frédéric Neuburger

Dutilleux, Ravel : deux orfèvres de l'orchestre

Samedi 23 mai - Halle aux Grains (20h)

Henri Dutilleux (1916-2013) et Maurice Ravel (1875-1937) : on ne saurait imaginer rapprochement plus cohérent que celui de deux compositeurs français qui partagèrent une même passion pour l'orchestre et ses timbres, mais aussi un perfectionnisme et un « goût du travail artisanal » pour reprendre les mots du Dutilleux. «Il faut, affirmait ce dernier en 1991, garder l'amour du travail artisanal que l'on constate aussi bien chez Ravel que chez Debussy, Stravinsky, Schoenberg, Bartók et bien d'autres (…). Ce goût de la précision et de l'ouvrage bien fait n'est pas incompatible, bien au contraire, avec la fantaisie, l'amour du risque.»

Quel plus splendide exemple en trouver chez Dutilleux que les Métaboles, partition terminée en 1964 en réponse à une commande de la Musical Arts Association, à l'occasion de 40ème anniversaire de l'Orchestre de l'Orchestre de Cleveland, et que George Szell créa avec cette phalange le 14 janvier 1965 à Cleveland, avant de la redonner à Paris dès le 31 mai. En cinq mouvements enchaînés « avec rigueur et avec grâce », comme le remarquait Marcel Schneider, l'ouvrage convie à un fabuleux moment d'orchestre tout à la fois synonyme de couleur, de virtuosité et de poésie, dans un renouvellement permanent de l'atmosphère

Un non moins fabuleux et tout aussi personnel maniement de la masse orchestrale caractérise les partitions ravéliennes que Tugan Sokhiev a retenues en complément des Métaboles. A l'un plus brillants virtuoses de la jeune génération française, Jean-Frédéric Neuburger, revient d'abord le Concerto pour la main gauche, le plus célèbre du genre. Ecrit pour le pianiste Paul Wittgenstein entre 1929 et 1931, cet ouvrage d'une seul tenant tire une grande part de son impact de l'osmose parfaite entre l'illusionnisme sonore auquel parvient l'unique main en action et un orchestre poétique, intense et profondément suggestif. Nombreux sont ceux qui ont vu dans cette saisissante fresque sonore un tableau des horreurs de la Première guerre mondiale.

Suggestion encore, mais d'un ordre tout différent, avec la Rhapsodie espagnole qui, emplie des parfums et de rythmes ibériques, ouvrait en 1907 la série des chefs-d'œuvre symphoniques de Ravel. Parmi ceux-ci, La Valse (1920) occupe une place de choix tant de cœur des chefs que celui des mélomanes. C'est par l'orchestration que le génie du compositeur s'est pleinement affirmé ici, révélant toutes les potentialité de la version originale pour deux pianos d'une « apothéose de la valse viennoise » à laquelle selon Ravel, se mêle « l'impression d'un tournoiement fantastique et fatal. » 

 

 

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photo : NEUBURGER Jean-Frédéric (c) Carole Bellaiche