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Juanjo Mena

Juanjo Mena

Juanjo Mena

Buenos Aires – Paris – Vienne

Samedi 19 avril - Halle aux Grains (20h)

 

Beau voyage musical que celui auquel invite le programme dirigé par Juanjo Mena, qui mène de Buenos Aires à Vienne en passant par le Paris des années 1920. Coup d'essai coup de maître : pour sa première incursion dans le domaine concertant, l'Argentin Alberto Ginastera (1916-1983) a choisi la harpe et signé une partition qui se range parmi les plus populaires jamais écrites pour cet instrument. Patiemment élaboré entre 1956 et 1965, le Concerto pour harpe op. 25 fut créé en février 1965 à Philadelphie sous la baguette d'Eugène Ormandy, avec Nicanor Zabaleta en soliste. Richesse de l'orchestration, présence de rythmes typiquement argentins, importance des percussions : tout concourt à la mise en valeur de la harpe au cours d'un ouvrage concis en trois mouvements dont le relief et les couleurs font immanquablement mouche. On fait entière confiance à l'une des plus grandes harpistes françaises d'aujourd'hui, Marie-Pierre Langlamet, et à Juanjo Mena pour traduire l'irrésistible vitalité d'inspiration de Ginastera !

Pas moins attendue dans La Création du Monde (1923), la baguette du maestro espagnol promet de mettre en valeur les élans et la poésie d'une des plus belles réalisations de Darius Milhaud (1892-1974). Musique de ballet pour petit ensemble sur un argument de Blaise Cendrars, l'Opus 81a montre combien le jazz a marqué en profondeur le compositeur français.

Changement total de climat en seconde partie de soirée avec une illustre composition orchestrale du XIXe siècle germanique : la 3ème Symphonie de Brahms. Créée sous la baguette de Hans Richter à Vienne en 1883, la Symphonie en fa majeur illustre à merveille les mots de Wilhelm Furtwängler : « l'art de Brahms est allemand, avec son âpreté et sa douceur – avec sa réserve extérieure et son abandon intérieur -, aussi bien dans son côté fantastique et véhément que dans sa discipline intérieure et sa sévère grandeur. »