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L'Orchestre National du Capitole continue à sillonner le monde : des étapes que nous vous faisons partager grâce à notre blog.

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Les musiciens de l'Orchestre

Les musiciens de l'Orchestre

Les musiciens de l'Orchestre

 

Quentin DEBROEYER, violoniste

Natif des environs de Bruxelles, Quentin Debroeyer (23 ans) est membre de l'Orchestre depuis le début de l'année en tant que violon tutti. Rencontre avec un musicien précoce - et précocement attiré par l'univers symphonique.

Comment êtes-vous venu à la musique et au violon ?

Avec un père professeur de clarinette et une mère professeur de solfège, les choses n'ont pas traîné ! A trois ans, mes parents m'ont amené à un concert à la suite duquel j'ai manifesté l'envie d'essayer le violon. Peu après, je suis entré dans une petite école de musique dans les environs de Bruxelles. L'établissement utilisait la méthode Suzuki, que j'ai suivie pendant quatre ans. J'ai ensuite étudié dans différentes académies de musique (l'équivalent des écoles de musique en France) avant d'entrer au Conservatoire Royal de Bruxelles, en 2012, dans la classe de Shirly Laub, une institution dont je suis sorti en juin dernier, après avoir obtenu mon master « avec grande distinction ».

J'ai également eu la possibilité de suivre des masterclasses enrichissantes avec Tatiana Samouil, Lorenzo Gatto et Laurent Quenelle, qui est membre du London Symphony Orchestra

Et les concours ?

Parallèlement à mes études, je me suis présenté à différents concours. J'ai remporté plusieurs Premiers Prix, au Belfius Classics (une compétition très prisée des jeunes musiciens en Belgique), au Concours de Musique Rotary Breughel (où j'ai aussi reçu le Prix du Public) et, il y a deux ans, au Concours international Arthur Grumiaux.

Comment s'est effectuée votre découverte de l'orchestre ?

Très tôt j'ai participé à divers petits orchestres de chambre. Vers 11-12 ans, j'ai commencé à jouer dans une formation amateur des environs de Bruxelles, l'Orchestre de la petite Chapelle d'Argenteuil. J'étais entouré de musiciens plus âgés que moi ; ça a été une expérience très stimulante. Plus professionnellement, j'ai effectué vers 2013 des remplacements à l'Orchestre de Chambre de Wallonie. Quant à l'orchestre symphonique, poussé par mon professeur Shirly Laub, je me suis présenté au Nederland Jeugd Orkest (l'Orchestre des Jeunes des Pays Bas) dont j'ai été le violon solo en 2014, sous la direction de Xian Zhang. L'année suivante j'ai eu la chance de participer à l'Orchestre des Jeunes Gustav Mahler ; nous avons effectué trois tournées, avec de grands chefs tels que Herbert Blomstedt, Jonathan Nott et Kent Nagano et dans des œuvres monumentales (2ème de Mahler, 8ème de Bruckner ...). Des expériences inoubliables qui donnent vraiment goût à la musique symphonique !

Que représentait pour vous l'Orchestre du Capitole au moment où vous avez décidé de passer le concours de recrutement ?

C'était pour moi l'un des très grands orchestres français, même si je n'avais pas eu l'occasion de l'entendre en vrai, et je savais aussi qu'il avait une importante activité internationale. Durant ma dernière année au Conservatoire de Bruxelles, mon professeur me laissait carte blanche pour passer des concours d'orchestre, à condition que cela n'empiète pas sur mon travail personnel.

En novembre 2015, vous vous êtes donc présenté à Toulouse. Quel souvenir gardez-vous de cette journée ?

Excellent ! Venant de « là-haut », je me suis retrouvé dans une ville où il faisait beau et chaud. J'ai ressenti un peu de stress bien sûr au premier tour (nous étions 35 candidats environ), d'autant que je suis passé relativement tard. Une fois cette étape franchie, je me suis senti libéré, très à l'aise et tout s'est bien déroulé. Je dois ajouter que j'ai été très sensible à l'attitude du jury en finale : bienveillant et dialoguant beaucoup avec moi. Nous n'étions plus que six en dernière étape. L'attente a été longue jusqu'à l'annonce des résultats. Finalement Yseult Carré, la régisseuse de l'Orchestre, est venue me chercher, moi et Eléonore Epp, et nous avons appris la bonne nouvelle. Ça été un grand moment, beaucoup d'émotion et le début d'un tournant important dans ma vie.

Comment s'est déroulée votre intégration à l'Orchestre ?

Très facilement. Le fait qu'il comprenne de nombreux jeunes aide beaucoup. Ce sont les premiers vers lesquels j'ai été tenté d'aller et les liens se sont rapidement noués. Mais les musiciens plus âgés ont été très accueillants aussi, bienveillants et de bon conseil pour un jeune musicien belge débarquant à Toulouse.

Depuis le début de l'année, les occasions de jouer sous la direction de Tugan Sokhiev ont été nombreuses. Qu'est-ce qui vous frappe et vous séduit le plus dans sa relation avec l'Orchestre ?

Tugan Sokhiev ne parle jamais inutilement, c'est par le geste, l'expression de tout le corps qu'il obtient de nous ce qu'il recherche. Il joue vraiment avec les musiciens ; on ne peut que le suivre. Il connaît en profondeur les partitions abordées et s'attache à restituer les intentions du compositeur avec une grande précision. Il est très respectueux envers nous, nous pose des questions aussi ; le travail s'effectue dans un rapport de confiance mutuelle.

Quelles sont vos activités musicales en dehors de l'Orchestre ?

J'avais un quatuor à Bruxelles mais ma vie à Toulouse et les distances ne me permettent pas de continuer. Un nouveau projet de quatuor est en train de se mettre en place, avec ma conjointe, violoncelliste, et deux membres de l'Orchestre. En soliste, je jouerai le Concerto de Tchaïkovski avec l'Orchestre du Conservatoire de Bruxelles, le 24 février prochain.

 

 

 

photo © Peter Ortmann