Saison 2017-2018

Abonnements

Découvrez le programme de la saison 2017 / 2018 et abonnez-vous dès aujourd'hui

Plus d'informations
« Retour

MANTOVANI - CAPUÇON - STANKIEWICZ

MANTOVANI - CAPUÇON - STANKIEWICZ

MANTOVANI - CAPUÇON - STANKIEWICZ

 

Schubert et les modernes 

Vendredi 17 juin - Halle aux Grains (20h)

Saisissante évolution ! 1816-1909 : un peu moins d'un siècle sépare l'achèvement de la 5ème Symphonie de Schubert de celui des Cinq Pièces pour orchestre op. 16 de Schoenberg. Juste après la sombre Symphonie n°4 « Tragique » (écrite en 1816 aussi), sur laquelle plane l'ombre de Beethoven, la Symphonie en si bémol majeur présente un climat bien plus serein où se lit l'admiration d'un jeune musicien - de 19 ans seulement ! – pour Mozart. Equilibre, luminosité, gaîté sont des maîtres mots dans une partition qui connut une création posthume, en 1841 à Vienne.

Le ton change radicalement avec les Pièces op. 16 de Schoenberg. Celles-ci se situent à un moment charnière du parcours d'un des musiciens qui ont le plus marqué le cours de l'histoire musicale au XXe. Atonalité et expressionnisme caractérisent cinq morceaux dont les caractères affirmés, la violence des contrastes et le formidable sens de la couleur produisent un effet saisissant.

La couleur occupe une place centrale aussi dans les deux ouvrages avec instrument soliste placés au cœur du programme. Olivier Stankiewicz sera l'interprète de Chemin IV de Luciano Berio (1925-2003). Daté de 1975, l'ouvrage constitue le prolongement de la Sequenza VII (1969) pour hautbois solo. En adjoignant 11 instruments à cordes à ce dernier, Berio a, de son propre aveu, réalisé « un commentaire qui amplifie et développe certains aspects harmoniques de la Sequenza originelle ». Il ne rend en outre que plus saisissante l'exploitation totale du potentiel expressif du hautbois dans une œuvre jalon de son répertoire.

Compositeur et créateur vont être réunis dans les Jeux d'eau pour violon et orchestre de Bruno Mantovani (né en 1974). Renaud Capuçon avait assuré la création de l'œuvre à Paris, Salle Pleyel, le 18 février 2012 à Paris (avec l'Orchestre de l'Opéra sous la baguette de Philippe Jordan). On s'impatiente de retrouver le violoniste, cette fois sous la direction de l'auteur, dans une pièce inspirée selon lui de l'écoute d'un torrent montagnard et de l'effet hypnotique et rassérénant du « continuum presque bruitique de l'eau ».

 

plus de détails sur ce concert