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Narek Hakhnazaryan

Narek Hakhnazaryan

Narek Hakhnazaryan

Un archet d'exception

Mercredi 4 juin - Halle aux Grains (20h)

 

Riche année que 2011 pour le prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou ! Parallèlement à Daniil Trifonov en piano, c'est à Narek Hakhnazaryan qu'a été décernée, dans la catégorie violoncelle, la médaille d'or tant convoitée. Né en 1988 à Erevan, l'artiste a commencé ses études dans sa ville natale, avant de prendre à 11 ans le chemin de Moscou. C'est en effet au Conservatoire Tchaïkovski qu'il a reçu une grande partie de sa formation, auprès d'Alexey Seleznyov. Fort de ce bagage, Nazek Hakhnazaryan s'est ensuite perfectionné à Boston, au New England Conservatory, sous la conduite de Laurence Lesser. Les Etats-Unis ont d'ailleurs beaucoup compté dans le démarrage de la carrière d'un soliste qui a remporté en 2008 le Premier Prix des Young Concert Artists International Auditions – un précieux sésame dans la vie musicale américaine ! Totale maîtrise de l'instrument, chaleur et expressivité du jeu : les commentateurs sont unanimes pour saluer les éminentes qualités d'un interprète que l'on s'impatiente de retrouver dans les lyriques et brillantes Variations Rococo de Tchaïkovski. Une œuvre archi-célèbre que l'archet d'exception de Narek Hakhnazaryan promet de réinventer.

Le répertoire russe occupe d'ailleurs la totalité d'une soirée au cours de laquelle Tugan Sokhiev dirige en outre la Symphonie n° 6 de Tchaïkovski et du Chostakovitch. Il n'est plus besoin de présenter l'illustre « Pathétique », maillon ultime du corpus symphonique de l'auteur et véritable testament musical d'un créateur disparu très peu de temps après la création à Moscou de son Opus 74, le 16 octobre 1893. On entend moins souvent en revanche la Suite de Katerina Ismaïlova. Après sa violente condamnation dans la Pravda en 1936, l'opéra Lady Macbeth de Msensk disparut des scènes soviétiques. Ce n'est qu'après la mort de Staline que Chostakovitch entreprit de remanier le livret et d'offrir une nouvelle version de son opéra sous le titre Katerina Ismaïlova. Elle attendit décembre 1962 pour être représentée à Moscou. La Suite op. 114a est constituée des cinq entractes symphoniques de l'ouvrage ; chacun d'entre eux montre un remarquable art de la couleur instrumentale mis au service d'un puissant sens narratif.

 

 

 

 

 

photo : Narek Hakhnazaryan © Ruth Crafer