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Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Orchestre National de Bordeaux Aquitaine

Une immense fresque sonore

Mardi 4 mars - Halle aux Grains (20h)

 

Inscrit dans le cadre d'un échange entre l'ONCT et l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine - qui conduira Tugan Sokhiev et ses musiciens à se produire à l'Auditorium de Bordeaux le 2 avril -, le concert que Paul Daniel donne avec la complicité de Bertrand Chamayou ne comprend qu'une œuvre, mais quelle ! Pour piano, ondes Martenot et grand orchestre, la Turangalîla Symphonie (1946-1948) d'Olivier Messiaen compte en effet parmi les plus impressionnantes réalisations symphoniques du XXe siècle et c'est avec enthousiasme que Bertrand Chamayou l'aborde sous la baguette du chef britannique, avec Cynthia Millar aux ondes Martenot. Mot sanskrit « "Turangalîla" veut dire tout à la fois chant d'amour, hymne à la joie, temps, mouvement, rythme et mort », expliquait Olivier Messiaen.

« Si certaines œuvres ultérieures de Messiaen peuvent se révéler d'accès un peu moins commode, celle-ci rallie tous les suffrages, constate Bertrand Chamayou. L'œuvre surprend par ses dimensions : elle se compose de dix mouvements et fait appel à un orchestre immense, très riche en percussions de toutes sortes.  La Turangalîla Symphonie, poursuit le pianiste, peut être comparée à une vaste fresque dans laquelle beaucoup d'aspects de la personnalité de l'auteur entrent en jeu, à commencer par son intérêt pour la dimension rythmique. Messiaen était par ailleurs très religieux et, même si l'ouvrage ne se présente par ouvertement comme tel, il est traversé par le « thème d'amour » qui résonne avec des variantes dans des épisodes d'une grande puissance lyrique. La nature est présente aussi. On sait l'attrait de Messiaen pour les chants d'oiseaux et ceux-ci ajoutent à la richesse d'un immense paysage sonore, d'une épopée où l'on trouve des moments d'exultation extrême et des moments d'intériorité. La Turangalîla Symphonie échappe aux modèles traditionnels et invite l'auditeur à un grand voyage d'une heure vingt. »

 

 

photo Orchestre National Bordeaux Aquitaine © Eric Deniset