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Saint-Etienne à la Halle aux Grains

Saint-Etienne à la Halle aux Grains

Saint-Etienne à la Halle aux Grains

Samedi 12 Octobre – Halle aux Grains (20 h)

 

Après le Festival Piano aux Jacobins le mois dernier, l'Orchestre noue cette fois un partenariat avec Toulouse les Orgues pour un concert confié à Thomas Sondergard et Thierry Escaich. C'est d'ailleurs par les prouesses de la technique que le chef danois et son soliste seront réunis car ce dernier jouera sur l'orgue de la cathédrale Saint-Etienne en retransmission simultanée par ondes hertziennes et sur grand écran à la Halle aux Grains. Cortège et Litanie de Marcel Dupré (1886-1917) offre un bel exemple de l'art de l'organiste et compositeur à ses débuts. Seconde des Quatre Pièces pour orgue op.19 (1921), l'ouvrage fut sans tarder adapté pour orgue et orchestre à la demande l'agent de l'organiste et compositeur, et c'est Leopold Stokowski qui dirigea la création de ce morceau avec son Orchestre de Philadelphie et Dupré à l'Orgue.

Pièce contrastée, ivre de couleurs, où se lit l'admiration de Dupré pour la musique russe, Cortège et Litanie prélude idéalement au Concerto pour orgue n° 2 de Thierry Escaich. Six ans après le Concerto n°1, le compositeur est revenu à cette forme en réponse à une commande l'Orchestre de Bretagne, qui a créé le Concerto n° 2 à l'église Saint-Germain de Rennes le 2 mars 2006. Conçu pour un effectif orchestral beaucoup plus léger que le Concerto n° 1, il ne fait appel qu'aux cordes et à deux percussionnistes et correspond bien au commentaire de Gérard Condé sur l'art de Thierry Escaich : « bien ancré dans la triple tradition modale-tonale-atonale, comme dans la sensibilité contemporaine, il regarde droit devant. Il n'est pas exempt d'angoisses, mais ces angoisses métaphysiques ou existentielles n'aliènent pas le langage. Un langage clair, si sombre que puisse être le propos? A entendre trop souvent l'inverse, on avait oublié que c'était possible. »

Pour la troisième fois invité de l'Orchestre, le Danois Thomas Sondergard conclut la soirée avec un compositeur qui lui est cher : Jean Sibelius. La Symphonie n° 6 (1923) n'est pas la plus connue du maître finlandais, mais elle dévoile l'un des visages les plus originaux de son art. Après le post-romantisme de la 2ème Symphonie et le souffle conquérant de la 5ème, l'Opus 104 fait entendre un langage étonnamment décanté et transparent. « Une eau pure » : nul n'a mieux que Sibelius exprimé le caractère de sa partition.

 

 

 

 

photo : Cathédrale St-Etienne © E. Deckert