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Thomas Sondergard

Thomas Sondergard

Thomas Søndergård

Un grand concerto pour violon du XXe siècle

Jeudi 2 juillet - Halle aux Grains (20h)

Avec Serge Rachmaninov (1873-1943), Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) et Béla Bartók (1881-1945), le concert de fin de saison offre trois visages singuliers de la création musicale de la première moitié du XXe siècle, sous la baguette d'un chef invité désormais habitué de l'Orchestre, Thomas Søndergård.

On connaît d'abord Serge Rachmaninov pour ses réalisations pianistiques. Mais l'auteur des Etudes-Tableaux était aussi un exceptionnel chef et, fort d'une intime connaissance de l'univers symphonique, il a signé de remarquables partitions orchestrales. En 1909, un an après le triomphe de sa 2ème Symphonie à Saint-Pétersbourg, il mit le point final à L'Île des morts, poème symphonique inspiré d'une peinture du Suisse Arnold Böcklin. Leopold Stokowski admirait cette composition fascinante dont Jacques Emmanuel Fousnaquer soulignait la « beauté froide et visionnaire ». Difficile il est vrai de ne pas être saisi par la progression inexorable d'une musique d'où se dégage peu à peu le thème du Dies irae.

Le contraste est total entre l'univers sombre de cette saisissante pièce et celui radieux du Concerto pour violon en ré majeur. Korngold l'écrivit en 1945 alors que, exilé en Etats-Unis depuis 1934, il y menait une active carrière de compositeur de musiques de film. C'est d'ailleurs dans des partitions écrites pour Hollywood qu'il a puisé le matériau thématique d'une partition (dédiée à la veuve de Gustav Mahler) dont Jasha Heifetz donna la création en 1947. Chanter, tel est l'impératif premier d'un ouvrage dont le lyrisme éperdu du soliste prend toute sa dimension dans un magique écrin orchestral. De plus en plus présent dans les programmes, le Concerto op. 35, que l'on découvre sous l'archet Nicola Benedetti, se range d'évidence parmi les grands concertos du siècle dernier.

On s'impatiente d'assister à la rencontre de la violoniste écossaise et de Thomas Søndergård. La présence de ce dernier promet beaucoup aussi dans le fameux Concerto pour orchestre de Bartók. Terminé en 1943, deux ans avant la disparition du maître hongrois, l'ouvrage fut créé fin 1944 à New York sous la baguette de Serge Koussevitzky, avec un succès jamais démenti depuis. Foisonnement, contrastes, sens de la couleur, savant équilibre d'une construction en cinq parties conduisant à un éblouissant Presto conclusif : l'ultime réalisation orchestrale de Bartók convient on ne peut mieux à la vitalité et à la concentration du maestro danois. 

 

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photo : NEUBURGER Jean-Frédéric (c) Carole Bellaiche