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Thomas Sondergard - Geneviève Laurenceau

Thomas Sondergard - Geneviève Laurenceau

 
Thomas Søndergård – Geneviève Laurenceau
 

De rêve en rêve

 

Samedi 27 février - Halle aux Grains (20h)

Le nom de Max Bruch (1838-1920) demeure indissociable de son 1er Concerto en sol mineur op. 26, achevé en 1867. Mais la production concertante pour violon de l'Allemand ne se limite pas à cet ouvrage fameux et, outre deux autres concertos, elle comprend des opus plus brefs tels que la Fantaisie écossaise, la Sérénade op. 75 et, parmi les réalisations tardives du musicien, le Konzertstück op. 84 (1911). Nul doute que nombreux sont les auditeurs qui découvriront cette composition méconnue sous l'archet de Geneviève Laurenceau.

« Il s'agit d'une ouvrage en deux parties (Allegro appassionato et Adagio), noble et majestueux, qui me fait penser à grand fleuve. En jouant cette musique très lyrique et romantique, j'ai l'impression de transmettre la parole d'un sage, confie la violoniste. ». La dernière note de l'ouvrage de Bruch s'enchaînera avec la création mondiale de Nach(t)spiel, que Benjamin Attahir (né en 1989) a conçu tel un « final additionnel » à l'Opus 84 de Bruch.

Le jeune compositeur a été influencé par la lecture du roman de Milan Kundera La Vie est ailleurs lors de l'élaboration de sa pièce. « Par strates successives, explique G. Laurenceau, elle passe de rêve en rêve, toujours plus profondément, vers une sorte de noyau, en faisant appel à du matériau venant de Bruch (on trouve même une référence au Concerto pour violon). L'auteur l'utilise évidemment à sa manière ; un peu à la manière de poupées russes que l'on découvre l'une après l'autre. Progressivement il s'éloigne de matériau de Bruch avec un langage inspiré par l'Orient, et l'ouvrage se termine d'une manière assez classique et ébouriffante ; une sorte de retour à la maison après un grand voyage. »

1911 : L'année de composition du Konzertstück de Bruch fut aussi celle de la disparition prématurée de Gustav Mahler. « Mon temps viendra », disait le compositeur autrichien. De fait, Mahler a mis du temps à être compris et à s'imposer, dans les programmes des orchestres français en particulier, mais il compte aujourd'hui parmi les auteurs germaniques les plus appréciés. Popularisée par le film Mort à Venise de Visconti, la 5ème Symphonie en ut dièse mineur (1902-1903) marque une étape décisive dans le parcours de son créateur. Tout dans cette partition note Henri-Louis de La Grange, « nous paraît aujourd'hui révéler la maîtrise d'un compositeur parvenu au sommet de lui-même, mais qui éprouve en même temps le besoin de se renouveler. » Gageons que la baguette de Thomas Søndergård saura en révéler la puissance dramatique, la troublante poésie, et la force vitale.

 

 

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photos : Thomas Søndergård © Ole Kaland – Geneviève Laurenceau © Sylvain Marchant