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Thomas Sondergard

Thomas Sondergard

Thomas Søndergård

Au cœur du romantisme allemand

Jeudi 8 janvier - Halle aux Grains (20h)

 

Pour la quatrième fois, Thomas Søndergård est de retour à Toulouse. C'est la preuve des liens privilégiés qui se sont noués entre le chef danois et l'Orchestre. Précision du geste, concentration, chaleur et vitalité de l'expression : les commentateurs sont unanimes pour louer les qualités d'un artiste éclectique, qui fréquente avec un égal bonheur le symphonique et le lyrique, le grand répertoire comme la musique d'aujourd'hui. Chef principal du BBC National Orchestra of Wales et chef principal invité du Scottish National Symphony Orchestra, Thomas Søndergård entretient des liens privilégiés avec le répertoire germanique.

Autant dire qu'il sera en terre d'élection avec un programme qui se rattache de bout en bout à l'Allemagne et au romantisme. Robert Schumann (1810-1856) y occupe une place de choix avec d'abord l'Ouverture de son unique opéra : Genoveva. Par la faute d'un médiocre livret, l'œuvre ne s'est jamais imposée sur les scènes, mais elle comporte des pages orchestrales d'une grande beauté, à commencer par un épisode introductif auquel les interventions des cors confèrent une couleur aussi évocatrice que séduisante.

Antérieure de deux ans à celle de Genoveva, la composition de la Symphonie n° 2 en ut majeur commença à la fin de l'année 1845. Le compositeur sortait d'une période très perturbée sur le plan nerveux. De l'aveu même de Schumann, l'œuvre se fait l'écho des affres d'un créateur sortant d'une passe douloureuse : « C'est seulement dans la dernière partie que je me suis senti renaître », confia-t-il a propos d'un ouvrage dont la création se tint le 5 novembre 1846 à Leipzig. De fait, l'Allegro conclusif de l'Opus 61 resplendit d'une luminosité et d'une énergie irrésistibles.

Autre grande figure du romantisme musical, Franz Liszt (1811-1886) éprouva le besoin de se fixer à Weimar à partir de 1848. Port d'attache d'un musicien las de son épuisante jeunesse virtuose, la cité allemande fut le cadre de la composition et, souvent de la création, de partitions majeures. Ainsi le Concerto n° 2 en la majeur fut-il achevé en 1849, au terme d'une genèse d'une décennie. Moins spectaculaire que le Premier (1848), le Second Concerto présente une structure originale en six sections enchaînées et s'appuie sur un processus de transformation thématique : le résultat étonne par sa fluidité et sa variété. La légendaire virtuosité lisztienne est au rendez-vous, mais toujours mise au service d'une poésie et d'un sens de la couleur qu'Alice Sara Ott s'attachera à mettre en valeur avec le concours de Thomas Søndergård.

 

 

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photo © Kaland