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Amérique du Sud : Interview de Thierry D'Argoubet

Amérique du Sud : Interview de Thierry D'Argoubet

Entretien avec Thierry d'Argoubet, délégué général de l'Orchestre national du Capitole de Toulouse (ONCT)

résumé

Après les succès rencontrés à Taipei, en Corée du Sud et dans les Émirats Arabes Unis, l'Orchestre national du Capitole de Toulouse se refait ambassadeur privilégié de la culture toulousaine et repart pour une nouvelle tournée prestigieuse, en Amérique du Sud cette fois, avec quelques-unes des œuvres emblématiques de son répertoire.

Entretien avec Thierry d'Argoubet, délégué général de l'Orchestre national du Capitole de Toulouse (ONCT)

L'ONCT s'est désormais imposé comme l'un des orchestres français les plus actifs à l'international. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
C'est un travail de longue haleine, qui porte enfin ses fruits aujourd'hui, en effet. Chaque lieu permet de nouvelles rencontres, qui elles-mêmes ouvrent de nouvelles portes. Nous sommes allés récemment à Taipei, à Séoul, à Abu-Dhabi, tournées qui ont eu des répercussions formidables pour l'Orchestre et pour la visibilité de Toulouse à l'étranger. Mais surtout, devant le succès de ces manifestations, d'autres villes, d'autres pays sont désormais demandeurs – c'est le cas du Brésil, de l'Uruguay, de l'Argentine par exemple, où nous allons nous rendre à la fin du mois. Vous savez, les Instituts cultures français, les Ambassadeurs et les Consuls se parlent entre eux, et c'est ainsi un réseau de plus en plus vaste qui s'ouvre à nous.

Et l'Orchestre se fait un peu lui-même ambassadeur, de notre culture, de notre métropole...
Oui, avec son excellence artistique, cette qualité internationale que nous avons aujourd'hui acquises,  nous sommes le fer de lance du rayonnement culturel de Toulouse dans le monde entier. Mais permettez-moi d'ajouter que ce qui est intéressant en l'occurrence, c'est notre partenariat avec Airbus, qui ne se contente pas de nous soutenir dans ce projet de tournées. Sa présence à nos côtés va permettre de montrer la double facette de l'excellence toulousaine : excellence musicale avec l'ONCT et excellence scientifique et technologique avec Airbus.

Pourriez-vous nous parler des lieux où l'orchestre va se produire.
L'Amérique du Sud est extrêmement friande de culture européenne. C'est toujours un plaisir que d'aller se produire devant ces publics-là. Et puis le Colón de Buenos Aires, c'est une salle tellement mythique, l'un des plus hauts lieux de la musique depuis plus d'un siècle. S'y produire n'est pas seulement un plaisir, c'est aussi un honneur. Montevideo est aussi un lieu de culture incroyable, la patrie de Lautréamont, de Laforgue, de Supervielle... C'est aujourd'hui l'une des capitales les plus actives, économiquement et culturellement parlant, de toute l'Amérique du Sud. Quant au Brésil, je n'ai pas besoin d'insister sur São-Paulo et Rio de Janeiro, dont les noms parleront d'eux-mêmes au lecteur...

Quelles sont les œuvres que vous avez choisies pour cette tournée ?
Il y aura deux programmes distincts. À Montevideo, nous jouerons un répertoire mi-français, mi-russe, avec une Ouverture de Berlioz, le dernier concerto pour piano de Saint-Saëns et Shéhérazade de Rimski-Korsakov. C'est un beau concentré de notre ADN, Tugan Sokhiev ayant apporté sa touche russe au substrat de culture musicale française plus historique. L'autre, pour l'Argentine et le Brésil, fera pareil, mais dans la proportion inverse : Chostakovitch, Stravinski côté russe, avec entre autres l'Oiseau de feu, et La Mer de Debussy. Une superbe carte de visite pour notre phalange, assurément.