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Concert caritatif pour l'association Marie-Louise

Concert caritatif pour l'association Marie-Louise

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Défendre l'accès à la musique pour les plus fragiles, voilà la mission que se propose l'association Marie-Louise. L'Orchestre national du Capitole s'associe à cette démarche en proposant un concert festif où Rossini et Tchaïkovski côtoieront le jeune Beethoven. L'occasion aussi de retrouver ce monstre sacré du piano : François-René Duchâble !

Pour commencer la soirée sous les meilleurs auspices, quoi de mieux, de plus festif, que l'Ouverture du Barbier de Séville de Rossini ? Chef-d'œuvre incontournable du répertoire lyrique depuis sa création en 1816, à Rome, cette adaptation flamboyante de la pièce de Beaumarchais s'est immédiatement imposée comme le symbole de la comédie lyrique italienne à son meilleur, subtile, fraîche, inventive, cocasse et espiègle, le tout dans une écriture musicale des plus raffinées qui soient. L'Ouverture en est une sorte de condensé programmatique, véritable feu-d'artifice musical propre à électriser l'auditoire.

Tout aussi électrisant, le premier Concerto pour piano et orchestre de Tchaïkovski fait partie de ces pages que l'on a tous dans l'oreille sans forcément savoir mettre un titre dessus. Ces mélodies, ces thèmes sont devenus extrêmement populaires malgré des débuts plutôt difficiles : en effet, mal accueillie par le pianiste à qui il était dédié et qui aurait dû le créer, ce Concerto aurait pu finir à la poubelle si, dans un sursaut d'orgueil autant que de lucidité, Tchaïkovski n'avait pas décidé de passer outre les critiques et de le faire jouer quand même. L'avenir lui a donné raison : son Premier concerto pour piano est aujourd'hui l'un des plus joués, l'un des plus justement célèbres du répertoire. Il faut dire que le compositeur y a mis le meilleur de lui-même, avec une alternance de passages tendres, rêveurs, d'une douceur quasi amoureuse, avec des moments de virtuosité débridée, qui créer toujours un véritable ras-de-marée émotionnel dans les salles de concert. Avoir la chance de retrouver le grand François-René Duchâble au piano pour cette œuvre est une aubaine à ne surtout pas manquer !

La Symphonie n°2 de Beethoven, à l'inverse, est l'une des moins connue de son compositeur. C'est pourtant une œuvre bouleversante, que Beethoven compose alors qu'il vient de sa faire diagnostiquer une maladie qui finira par le rendre totalement sourd. Une terrible ironie du sort pour celui qui devait devenir l'un des plus grands noms de la musique ! Qu'à cela ne tienne : pour faire un pied-de-nez à l'adversité du sort qui s'acharne contre lui, Beethoven décide d'écrire une symphonie lumineuse, positive, forte, où il montrera que même dans les moments les plus difficiles, l'Homme peut rester maître de son destin. Créée à Vienne le 5 avril 1803, cette Symphonie n° 2, par son rayonnement, son lyrisme et la force vitale, mériterait mieux que l'oubli quasi généralisé dans lequel la postérité la tient aujourd'hui encore.