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Edgar Moreau

Edgar Moreau

Edgar Moreau

Une soirée avec Dimitri

Jeudi 3 avril - Halle aux Grains (20h)

 

Inspirée par le siège de «Leningrad », la Symphonie n° 7 a beaucoup fait pour la popularité de Dimitri Chostakovitch – Toscanini la dirigea en 1942 à New York. Mais au chapitre de l'influence de la seconde guerre mondiale sur la musique du compositeur russe, la Symphonie n° 8, parfois baptisée « Stalingrad », occupe une place aussi importante, sinon plus à en juger par le profond attachement de l'auteur à une partition créée à Moscou le 4 novembre 1943, sous la baguette de Evgeni Mravinski.

« J'ai voulu recréer le climat intérieur de l'être humain assourdi par le gigantesque marteau de la guerre. » : les mots de Dimitri Chostakovitch disent mieux que tous les commentaires l'extraordinaire puissance dramatique d'une réalisation en cinq mouvements dont le funèbre et fantomatique Largo n'est pas le moins saisissant. Jugée d'un pessimisme anti-soviétique par la censure jdanovienne en 1948, la Symphonie en ut mineur disparut des programmes en URSS jusqu'en 1956. Elle est désormais universellement reconnue comme l'un des opus les plus marquants du compositeur.

On bout d'impatience d'entendre Tugan Sokhiev s'emparer de ce chef-d'œuvre, tout comme du Concerto pour violoncelle n° 1 op. 107 du même Chostakovitch. Il y aura pour partenaire l'un des plus talentueux archets de la jeune génération française : Edgar Moreau (né en 1994). Virtuose admirable et poète des sons, ce dernier est l'interprète rêvé pour défendre une partition exigeante écrite pour Mstislav Rostropovitch, qui la créa à Leningrad le 4 octobre 1959 sous la direction du fidèle Mravinski. Quatre mouvements, dont les nos 2 à 4 enchaînés, forment un ouvrage dont le troisième volet consiste une cadence où tout le potentiel expressif du violoncelle est exploité.

 

 

 

photo Edgar Moreau © Pascal Assailly