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La Symphonie Fantastique de Berlioz

La Symphonie Fantastique de Berlioz

La Symphonie Fantastique de Berlioz

Une inaltérable modernité

La Symphonie Fantastique de Berlioz

« Succès extraordinaire. La Symphonie fantastique a été accueillie avec des cris, des trépignements. Pixis m'a embrassé ; et plus de cinquante autres » : comme en témoignent les Mémoires de Berlioz, la création - le 5 décembre 1830 à Paris sous la baguette de Habeneck – de ce qui allait devenir la partition la plus célèbre du compositeur français fit l'effet d'un coup de tonnerre. A vingt-sept ans seulement, l'artiste manifestait l'absolue singularité de son génie, emportant d'emblée l'enthousiasme d'un Franz Liszt encore adolescent.

« Le compositeur a eu pour but de développer, dans ce qu'elles ont de musical, différentes situations de la vie d'un artiste », avertissait Hector Berlioz. Rêveries, passions ; Un bal ; Scène aux champs, Marche au supplice ; Songe d'une nuit de Sabbat : les titres des cinq mouvements de l'ouvrage disent les intentions programmatiques du musicien. Le romantisme échevelé - avec opium et instincts suicidaires – de l'argument peut faire sourire aujourd'hui, mais la musique de Berlioz demeure dans son inaltérable modernité, œuvre d'un créateur qui, un peu plus tard dans sa carrière, affirmera : « La musique, aujourd'hui dans la force de sa jeunesse, est émancipée, libre ; elle fait ce qu'elle veut. » Cette conviction est déjà pleinement à l'œuvre dans le « drame instrumental » de la Fantastique. Nourri de l'exemple de Beethoven, dont il découvre les Symphonies à Paris grâce à Habeneck, Berlioz se pose en libérateur du son, en émancipateur des timbres instrumentaux. « Aussi longtemps qu'il y aura des orchestres et des gens qui aiment la musique, il faudra jouer la musique de Berlioz, car Berlioz a plus d'imagination poétique que n'importe quel poète, peintre ou sculpteur », s'enthousiasmait Sir Colin Davis !