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Musika Orchestra Academy

Musika Orchestra Academy

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L'Orchestre national du Capitole est partenaire de l'édition 2018 de Musika Orchestra Academy, école européenne des métiers de l'orchestre créée en 2014 par le chef d'orchestre Pierre Bleuse. Musika Orchestra Academy se clôturera le dimanche 4 mars à 17h à la Halle aux grains de Toulouse par un concert avec les élèves stagiaires, aux côtés de la mezzo-soprano Béatrice Uria-Monzon et sous la direction musicale de Pierre Bleuse. Avec Musika Orchestra Academy, l'Orchestre national du Capitole joue un rôle actif dans l'insertion professionnelle des jeunes musiciens.

Si Gustav Mahler (1860-1911) reste dans l'histoire de la musique comme l'un des plus grands symphoniques de tous les temps, son goût pour la voix resta toujours présent en lui. Il n'hésita d'ailleurs pas à intégrer la voix humaine dans ses symphonies (dès la deuxième, la troisième, la quatrième et la huitième – qui adjoint à la voix soliste une masse chorale gigantesque). Ce goût pour la voix humaine devait s'exprimer dans le domaine plus intime du lied, fût-il accompagné à l'orchestre. C'est le cas des Rückert-Lieder, cinq chants d'une terrible nostalgie, qu'il compose entre 1901 et 1902 sur des poèmes de Friedrich Rückert (1788-1866), poète qui avait déjà donné matière à Schubert, Schumann, Brahms et Richard Strauss.

 

Parfaitement contemporaine de ces Rückert-Lieder, sa Symphonie n°5 est l'un des joyaux du répertoire. Après trois symphonies avec voix humaine, Mahler décide de revenir à une forme purement instrumentale. Mais l'Adagietto central est d'un tel lyrisme, si mélancolique, si poignant, que l'on ne peut s'empêcher d'imaginer que là encore, l'idée de la voix humaine a dû le guider dans cette composition. Cette page a acquis une célébrité inattendue quand le grand cinéaste italien Luchino Visconti s'en est servi comme bande sonore pour son film Mort à Venise (1971), d'après la nouvelle éponyme de Thomas Mann (1912).

 

Né en 1968, Eric Montalbetti mène de front une carrière de directeur artistique de 1996 jusqu'à 2014 à l'Orchestre philharmonique de Radio-France et celle de compositeur. Son Champ temporel à vivre joyeusement est dédié à son épouse. La partition en un seul mouvement est comme une allégorie, un chant d'action de grâce. Il ne s'agit pas d'une musique à programme, mais de la traduction, en musique, du sentiment d'être chaque jour en présence de la femme aimée, comme devant un « vaste champ temporel à vivre joyeusement ». Cette expression représente donc la grâce d'être vivants et capables d'amour. Eric Montalbetti avoue avoir eu une première idée de la pièce en 1992, peu après leur mariage. A l'époque, il n'avait écrit qu'une première section pour un plus petit ensemble, qui est devenue par la suite indépendante, sous le titre d'Allegro con moto. La partition actuelle n'a été composée que beaucoup plus tard, entre 2000 et 2005, l'instrumentation s'étant élargie au fil des ans. La pièce est initialement plutôt conçue pour ensemble, avec les bois par 2 ou 3, 2 cors, une harpe et dix cordes solistes. Il a étoffé les cordes dans une dernière révision en 2013 à la demande de Pascal Rophé, qui en a donné la création avec l'Orchestre National des Pays de la Loire à l'occasion de huit concerts en mars 2015. La version originale a été créée en juillet 2015 par le Tokyo Sinfonietta (dir. Yasuaki Ikatura) au Bunka Kaikan recital hall de Tokyo.

 

Avec Roméo et Juliette de Serge Prokofiev (1891-1953), c'est encore une histoire d'amour qui se donne à entendre, mais à l'occasion d'une musique de ballet cette fois. Composée en 1935, cette partition coïncide avec le retour triomphal de Prokofiev dans son pays natal,n après plusieurs décennies d'errance à travers le monde. La genèse de cette œuvre fut tout sauf facile : ayant reçu une commande du ballet du Kirov de Saint-Pétersbourg, Prokofiev leur propose d'adapter le Roméo et Juliette de Shakespeare. Refus catégorique de la direction du théâtre. Prokofiev se retourne alors vers le Bolchoï, trop heureux de pouvoir damer le pion à l'institution rivale. Mais là encore, les choses avancent mal : les danseurs du Bolchoï déclarent l'œuvre indansable et, de fait, refusent de la danser ! En attendant de trouver une solution « chorégraphique », Prokofiev décide alors de faire connaître son œuvre au public par le biais de deux suites orchestrales, qui contribuèrent au succès de cette musique lors qu'enfin, le ballet fut créé (1938 à Brno, puis 1940 au Kirov). Roméo et Juliette devait d'ailleurs devenir l'une des partitions les plus populaires de Prokofiev.

 

 

 

 

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