La Ruée vers l’or

  • Ciné-concert

Direction - Timothy Brock

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Infos pratiques

  • Date et heure
  • Durée 1 heure et 30 minutes
  • Lieu Halle aux Grains
La Ruée vers l’or

Un ciné-concert pour redécouvrir le chef-d'œuvre de Charles Chaplin

Le génie de Charles Chaplin aux couleurs de l’orchestre ! Un siècle nous sépare de La Ruée vers l’or, ce témoignage de l’espoir d’un avenir meilleur, et pourtant le film conserve toute sa puissance. Les liens entre l’Orchestre national du Capitole et la Cinémathèque de Toulouse sont aussi forts que ceux qui lient la musique au Septième Art. Leur hommage à Charles Chaplin rappelle combien les images du réalisateur britannique résonnent avec notre temps.

Timothy Brock / Direction

Programme :
La Ruée vers l'or (1925) - Durée : 1h22
Film et musique de Charles Chaplin

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Tarifs : de 17 à 22€ / 5€ pour les -27 ans


Programme de salle


Chaplin, un cinéma polyphonique

Entretien avec Franck Loiret

Musique et cinéma entretiennent des liens organiques. A l’occasion d’un ciné-concert événement les 25 et 27 novembre, la Cinémathèque de Toulouse et l’Orchestre du Capitole renforcent leur collaboration pour faire entendre les musiques que Charles Chaplin imagina pour son chef-d’œuvre La Ruée vers l’or. Franck Loiret, directeur délégué de la Cinémathèque de Toulouse, nous en dit un peu plus et revient sur le génie de Chaplin…

Franck Loiret
Franck Loiret © Jean-Jacques Ader

Le ciné-concert est une forme très particulière, quelles sont ses spécificités ?

Je voudrais d’abord rappeler que le cinéma n’a jamais été muet ! Dès ses débuts, bonimenteurs, comédiens, musiciens ont accompagné l’écran. Aujourd’hui, il s’agit d’orchestres, de musiciens en solo ou en musique de chambre. Leur rôle n’est pas de remplacer la parole mais de donner une profondeur, voire une distance. Les interprètes qui entrent en dialogue avec les films doivent trouver la bonne distance, et ne surtout pas chercher à illustrer.

Aujourd’hui le lien entre musique et cinéma s’incarne souvent par les musiques de films. Quelle distinction faites-vous entre le ciné-concert et la musique de cinéma ?

Cela n’a rien à voir. Une musique de cinéma est écrite pour un film et va lui apporter une ambiance, une couleur. Au ciné-concert, les musiciens sont sur scène, le spectacle est immédiat. Il permet de redécouvrir le film par le regard et l’écoute de musiciens. D’ailleurs, ceux qui interviennent régulièrement à la Cinémathèque, comme Karol Beffa, travaillent souvent en improvisation. Ce qui jaillit de son clavier peut être différent d’un jour à l’autre, permettant de découvrir à chaque fois le film autrement. Les musiciens qui aiment et savent accompagner les films possèdent souvent une vaste culture cinématographique. Leur travail consiste à donner au film la musique qu’il a toujours eue dans la rythmique de son montage. Dans tous les cas, ils doivent trouver le juste équilibre entre le son et l’image et veiller à ce que l’un ne prenne pas le pas sur l’autre.

Les 25 et 27 novembre, le public toulousain pourra voir et entendre La Ruée vers l’or de Chaplin… sur une musique de Chaplin ! Qu’est-ce qui continue à fasciner encore et encore dans l’œuvre de ce pionnier du Septième Art ?

Les différentes strates de signification : l’humour, le burlesque, la cruauté, la folie, la critique sociale. Un film de Chaplin fonctionne toujours à plusieurs niveaux. En un geste, une attitude, il parvient à nous faire saisir une situation entière. Son cinéma fonctionne comme une mécanique de précision. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Chaplin écrivait lui-même ses musiques de film. Car l’ensemble est d’une telle virtuosité ! Tout y est combiné, l’art du cirque, du théâtre, de la musique et de la danse (voir la scène des petits pains dans La Ruée vers l’or), pour transporter les spectateurs en un regard. En cela, son œuvre demeure inépuisable. Peu de cinéastes ont été aussi scrutés, aussi admirés, alors même que Chaplin a accompagné les tout débuts du cinéma – La Ruée vers l’or date, par exemple, de 1925 seulement !

En vous écoutant, on se dit que le mot « polyphonie » (la superposition de plusieurs lignes musicales) conviendrait particulièrement bien à l’œuvre de Chaplin.

Absolument. L’œuvre de Chaplin est par nature polyphonique, par la manière dont il a rassemblé tous les arts préexistants (danse, théâtre, musique) au service d’un nouveau genre, le cinéma ; par la façon dont il bouge, dont il joue avec l’espace. Il y a là quelque chose de totalement singulier, et dont le génie continue à fasciner malgré la longue histoire du cinéma.

Affiche du film La Ruée vers l'or
Affiche originale du film La Ruée vers l’or, 1925, © DR

Propos recueillis par Charlotte Ginot-Slacik

Un entretien à lire en intégralité dans le Vivace n°14


En partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse dans le cadre de la première édition de SYNCHRO, festival de ciné-concerts (30 novembre-4 décembre 2022)

TARIF EXCEPTIONNEL

Sur présentation de votre pass festival SYNCHRO ou de votre carte CinéFolie, bénéficiez d’un tarif à 17,50 € pour le ciné-concert La Ruée vers l’or.

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